Les rédacteurs du journal «L’Union» s’engagent à respecter ces principes propres au journal :
De l’indépendance des journalistes
Les rédacteurs assurent la couverture des événements, la présentation des faits, le traitement des sujets, avec indépendance et  s’efforcent de garder leur indépendance vis-à-vis des acteurs. Le choix de l’angle des textes et des éditoriaux sont effectués loin des influences sociales, politiques, culturelles et économiques.
Des conflits d’intérêt
Les rédacteurs du journal «L’Union» s’abstiennent de traiter des sujets liés aux entreprises, aux entités politiques ou commerciales dans lesquelles ils ont des intérêts personnels.
De la crédibilité des journalistes
Les rédacteurs n’acceptent jamais de recevoir des pots de vin, des cadeaux, gratifications ou autres faveurs susceptibles de compromettre leur crédibilité. Les rédacteurs font preuve de prudence et de professionnalisme face à toute forme de manipulation.
Des collaborations extérieures
Les contributions extérieures de journalistes, photographes et d’autres collaborateurs doivent être autorisées par la direction de rédaction, avant toute publication.
Le Processus éditorial
Deux points concernent  le processus éditorial : la rémunération des journalistes et le contrôle des textes.

De la rémunération
Le journal «L’Union» pratique deux types de rémunération :

  • Un salaire mensuel et d’autres primes versés aux journalistes et photographes engagés dans la Rédaction ;
  • Une rémunération versée à des collaborateurs externes, sous forme de pige, à la fin du mois, au regard du nombre de textes ou de photos publiés.

Du contrôle des textes
Le contrôle des textes concerne la correction des contenus d’information, la relecture des textes et se font à trois niveaux :

  • au premier niveau par les chefs de rubrique, pour être ensuite transférés au Secrétariat de Rédaction ;
  • au deuxième niveau, par un comité de relecture, sous la direction du secrétaire de rédaction qui transfère les épreuves à la direction de rédaction ;
  • au dernier niveau, la direction de rédaction donne l’autorisation finale (Bon à tirer, BAT) et les renvoie au secrétariat de rédaction pour pagination.

De la rédaction du journal
La rédaction du journal «L’Union» regroupe l’ensemble de tous les journalistes (de terrain et en coulisse) qui font le travail quotidien de collecte et de traitement de l’information, du sommaire à la relecture des textes. Coiffée par un directeur, assisté de deux secrétaires de rédaction, cette rédaction dispose de chefs de rubrique, de rédacteurs, de journalistes, de correspondants, de correcteurs, de chroniqueurs, de pigistes…
Du directeur de rédaction
Garant de la ligne éditoriale du journal «L’Union» et le reflet de son image, le directeur de rédaction  tient le rôle de chef d’équipe, de chef d’orchestre, de «meneur de troupes », de décideur, en ce sens qu’il :
gère, en général, tous les journalistes et toutes les questions d’ordre technique et pratique de la publication ;
planifie les réunions de rédaction en vue de déterminer, quotidiennement, les sujets à traiter ; les angles à définir ; le calibrage à respecter (nombre de pages par rubrique et nombre de mots par texte) ; les illustrations (dessin, photographie, caricature), les articles (des pigistes) à commander ;
prépare, pour chaque livraison, le chemin de fer (organisation et positionnement des articles et des publicités page par page) ;
veille au plus strict respect des principes de responsabilité professionnelle, de déontologie, de crédibilité des articles, publicités, illustrations, de toute publication du journal.
Du secrétaire de rédaction
Travaillant sous les ordres du directeur de rédaction du journal, Le secrétaire de rédaction fait office d’intermédiaire entre cette direction et le reste de l’équipe – journalistes, pigistes, infographistes correcteurs, maquettistes, chroniqueurs, chefs de rubrique et  se charge :
de la cohérence générale de la publication, de la finition des articles, de la supervision de la mise en page incluant l’emplacement des articles, publicités, illustrations ;

de la relecture des textes, de leur correction au point de vue de la syntaxe, de l’orthographe, de la typographie, de l’habillage des textes (titre, surtitre, sous-titre, intertitre, illustration) ;

de la coordination globale de la livraison, du suivi, de la hiérarchisation, du classement de toutes les sources d’informations, en collaboration avec les chefs de rubrique ;

de la recherche de l’actualité, de l’idée ou information originale, du sujet caché dans une brève ou un filet et de la redistribution des informations aux journalistes et chefs de rubrique

Du chef de rubrique
Le chef de rubrique, placé sous les ordres du directeur de rédaction du journal, assure la pleine et entière gestion et coordination du domaine de sa compétence (politique, économie, culture, sport…) et est chargé :

de la planification (annuelle ou mensuelle), de la couverture des événements touchant, de près ou de loin, son domaine d’intervention ;

de la cohérence préalable de ses pages, de la hiérarchisation des informations, du choix des sujets, de l’angle des articles ;

de la relecture des textes, de leur correction au point de vue de la syntaxe, de l’orthographe, de la typographie, de l’habillage des textes (titre, surtitre, sous-titre, intertitre, illustration) ;

de la recherche de l’actualité, de l’idée ou de l’information originale, du sujet caché dans une brève ou un filet et de la redistribution des informations aux journalistes et chroniqueurs de sa rubrique ;

de la recherche du soutien d’autres journalistes ou chroniqueurs quand le volume rédactionnel de ses pages augmente, en fonction des impératifs de l’actualité ou de la conjoncture.

Du journaliste/reporter
Recruté sur la base de ses expériences avérées, sur concours ou après un stage universitaire ou  professionnel, le journaliste/reporter du quotidien «L’Union», affecté à quelle que soit la rubrique, fait preuve :

de respect  de la ligne éditoriale de la publication, des principes de déontologie, d’objectivité ou de responsabilité professionnelle, d’honnêteté et s’assure de la crédibilité des faits rapportés, de la fiabilité de ses sources pour des informations justes et complètes ;

de rigueur dans la production de ses articles (en créole ou en français), au niveau de la syntaxe, de l’orthographe, de la typographie, du calibrage ;

de rapidité, d’intelligence, de créativité, de précision  dans l’exécution de ses articles, des tâches quotidiennes : collecte et traitement de l’information, suivi de l’information, mise à jour de ses contacts ou de son carnet d’adresse, choix du sujet à traiter ;

de patience et de ténacité dans la quête de l’information rare, utile nécessaire à  la production d’un article traitant d’une réalité complexe.

Du chroniqueur
Recruté sur la base de ses expériences, qualifications, compétences avérées, le chroniqueur ou pigiste, étant non salarié mais payé à l’article, est considéré comme journaliste indépendant, offrant ses services au journal «L’Union». S’il est libre de choisir ses sujets, d’organiser son emploi du temps, il fait toutefois preuve :

de respect  de la ligne éditoriale de la publication, des principes de déontologie, d’objectivité ou de responsabilité professionnelle, d’honnêteté et s’assure de la crédibilité des faits rapportés, de la fiabilité de ses sources pour des informations justes et complètes ;

de rigueur dans la production de ses articles (en créole ou en français), au niveau de la syntaxe, de l’orthographe, de la typographie, du calibrage ; ses textes, écrits dans un style pondéré, respectent les normes, valeurs démocratiques et aident à la propagation de la pensée et de l’unité nationale ;

de rigueur académique, de tolérance dans ses analyses, ses critiques et même dans ses écrits polémiques.

Du correspondant
Recruté sur la base de ses expériences avérées, sur concours ou après un stage universitaire ou  professionnel, le correspondant du quotidien «L’Union» travaille comme journaliste/reporter, affecté à une commune ou à un département, et fait preuve :

de respect  de la ligne éditoriale de la publication, des principes de déontologie, d’objectivité ou de responsabilité professionnelle, d’honnêteté et s’assure de la crédibilité des faits rapportés, de la fiabilité de ses sources pour des informations justes et complètes ;

de rigueur dans la production de ses articles (en créole ou en français), au niveau de la syntaxe, de l’orthographe, de la typographie, du calibrage ;

de rapidité, d’intelligence, de créativité, de précision  dans l’exécution de ses articles, des tâches quotidiennes : collecte et traitement de l’information, suivi de l’information, mise à jour de ses contacts ou de son carnet d’adresse, choix du sujet à traiter ;

de patience et de ténacité dans la quête de l’information rare, utile nécessaire à la production d’un article traitant d’une réalité complexe ;

de dynamisme et de sérieux étant donné qu’il travaille seul, loin de l’ambiance, de la pression de la salle de rédaction.

De la distribution du journal
En raison des contraintes budgétaires, le journal «L’Union» est distribué, actuellement, à 5000 exemplaires et, pour atteindre ses premiers objectifs, il s’appuie, surtout, sur les institutions, publiques et privées, existantes – liées à la culture et à l’éducation – pour créer ce besoin, cette habitude de lecture d’un quotidien d’État et national. Savoir, les directions déconcentrées des ministères, les bibliothèques, les alliances françaises, les CLAC, les aéroports internationaux, les lignes aériennes, les représentations à l’étranger.

La distribution du journal «L’Union», en tant que média d’État et de service public, doit s’étendre sur tout le territoire national de sorte que les caractéristiques socioéconomiques, culturelles  de tous ses lecteurs puissent s’identifier à celles de l’ensemble de la population. En règle générale, la distribution d’une publication dépend de son tirage et la répartition du tirage, quant à elle, de facteurs socioculturels et socioéconomiques nationaux qui peuvent constituer des contraintes ou des avantages.

Dans le cas de ce quotidien d’État, la distribution vise, dans un premier temps, les principales villes et communes du pays, en raison des problèmes, de toutes sortes, liés à sa très longue période d’inactivité. Une stratégie d’expansion, de communication, d’information qui prend en compte toutes les données de  la géographie naturelle du lectorat national réparti, généralement, à travers des villes et communes telles que Jacmel, Gonaïves, Saint-Marc, Mirebalais, Hinche, Cayes, Port-de-Paix, Fort-Liberté, Ouanaminthe, Jérémie, Miragoâne, Port-au-Prince, Aquin, Petit-Goâve, Grand-Goâve, Léogâne, Pétion-Ville, Tabarre, Croix des Bouquets, Limbé. Toutefois, dans sa quête de souveraineté culturelle, d’identité nationale, le journal «L’union» accorde, pour des raisons évidentes, une priorité d’implantation dans les principales villes frontalières, telles, Malpasse, Belladère, Anse-à-Pitre et dans certaines communes du Plateau central.

Toutes les villes et communes doivent être dotées de correspondants qui, dans certains cas, vont se transformer progressivement en chefs de représentation régionale ou départementale du journal.

Toutefois, le journal «L’union» est disponible en ligne via… Accord à signer avec la Natcom pour le journal en ligne (à compléter).

Compte tenu de son statut de média d’État et de service public, le journal ne s’efforce pas – pour être rentable et viable – à générer d’énormes profits à partir du marché publicitaire, centré à Port-au-Prince – seule capitale politique,  économique, culturelle, sociale du pays – et dans les quelques rares grandes villes du pays. Sa rentabilité, sa viabilité doit se mesurer à son ambitieuse stratégie d’expansion nationale, à son utilité sociale, à son appropriation par toutes les couches sociales. Aussi, dans un même temps, la direction du journal «L’union» envisage-t-elle de travailler, en fonction des perspectives liées à l’acquisition d’une presse, à son implantation véritable. Ce qui doit favoriser le tirage d’au moins 15000 exemplaires minimum dans l’objectif de couvrir, totalement, le territoire national et même toutes les  grandes villes de pays étrangers où se concentrent les Haïtiens et Haïtiennes expatriés : République dominicaine, Chili, Martinique, Guadeloupe, Brésil, Etats-Unis, Canada…

Suivant les besoins et la demande, et en fonction de sa possible expansion économique ou financière, le quotidien «L’union» ambitionne même de réaliser une impression, spécifique à chacune de ces grandes villes étrangères, à partir des représentations extérieures permanentes, en vue de créer ou de recréer des liens socioculturels, socioéconomiques, par application de la loi de proximité, entre les compatriotes de l’intérieur et ceux de l’extérieur.

De l’impression du journal
Pour les raisons structurelles, avancées plus haut, le quotidien d’État «L’Union» est, quant à présent, tiré à 5000 exemplaires par une entreprise basée à X, à partir d’un contrat d’impression passé entre la direction générale des deux institutions. 

Des espaces publicitaires du journal
Les espaces publicitaires sont ouverts à tous les secteurs, à tout type d’annonce ou d’avis, allant du commercial à l’utilitaire, et selon les lois régissant donc le marché local. Le journal «L’Union», en tant que media d’État et de service public, se réserve, toutefois, le plein droit de restreindre ces espaces à toute forme de publicité qui enfreint, littéralement, les lois et normes établies ou non conformes aux valeurs morales, à l’identité nationale, à la souveraineté culturelle de la société haïtienne ; à toute celle qui peut choquer la pudeur, discriminer une catégorie ou un groupe social, en raison du sexe, de la race, de la classe, de la croyance religieuse ou de l’appartenance idéologique.

Le journal d’État, n’ayant pas une vocation strictement commerciale, ne peut être géré, pour être florissant, comme une entreprise privée de biens et de services générant, uniquement, d’énormes profits. Aussi accorde-t-il un tarif préférentiel à la publicité faite concernant les activités, à grand impact économique, politique, culturel, historique, touristique, environnemental et autres, très profitables au bien-être, à l’émancipation, à l’harmonisation de l’ensemble de la population et susceptibles, au final, de propulser le pays vers le progrès économique, social. Ces espaces publicitaires, accordés à prix réduit, représentent une contribution financière du journal d’État, constituent une forme de partenariat, de participation active à tous les évènements des secteurs public et privé – campagne de sensibilisation, de mobilisation – autour d’un thème, d’un sujet d’intérêt général ou national. Une disposition qui concerne également l’organisation des manifestations sportives, des manifestations culturelles, telles les fêtes patronales, champêtres, religieuses…

En ce qui a trait à la propagande ou «publicité politique» – durant les périodes particulières de la vie nationale, les compétitions électorales, par exemple – les lois de la République déterminent toutes les modalités et conditions d’accès de tous les secteurs politiques aux avantages et privilèges offerts par les media d’État.

L’achat d’un espace ou encart publicitaire, dans une livraison du journal «L’Union», est négocié en fonction de sa parution simultanée dans les versions imprimée et virtuelle.

Du mode de recrutement des journalistes
Les journalistes sont recrutés sur concours, ouvert ou restreint, organisé périodiquement par la direction de rédaction, après avis favorable de la direction générale, en fonction des besoins du journal en personnel et de ses disponibilités financières ou budgétaires. Les critères de sélection se fondent sur le titre académique, sur la qualification d’acquis et d’expérience.

En tant que média d’État et de service public, le journal «L’Union» entend aménager un bassin de compétence, dans le domaine de la presse écrite, au bénéfice du pays. Aussi se propose-t-il, sur la base d’un système de roulement, d’organiser des stages universitaires, ne dépassant pas trois mois, à l’intention des étudiants de la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti (FASCH-UEH) (département Communication et journalisme), prioritairement. Sans exclure ceux des autres universités privées, œuvrant dans ce domaine spécifique. Après élaboration du rapport de stage universitaire, les plus méritants peuvent être appelés à effectuer un stage d’emploi, de même durée, pour le compte du quotidien «L’Union», en fonction de ses besoins en personnel et de ses disponibilités financières ou budgétaires.

Aux stagiaires, dont le travail est jugé satisfaisant, le journal offre le choix d’intégrer son équipe rédactionnelle, à plein temps, ou de fournir des services à distance, comme pigistes, chroniqueurs ou autres…

[1] Le Nouveau Monde, # 50, dimanche 11 janvier 1959.

[2] Le Nouveau Monde, dimanche 22 mars 1959.

[3] Le Nouveau Monde #108, dimanche 6 mars 1960.

[4] Le Nouveau-Monde, dimanche 31 janvier 1965.É

[5] Haïti Libérée: Mercredi  25 mars 1987, #227.

[6] L’Union: mercredi  11 janvier 1989, numéro79.

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