Les résultats dévoilés


Le ministre de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), Jobert C. Angrand.

Le diagnostic du système actuel de statistiques montre qu’il existe un déficit de données quantitatives actualisées et fiables sur les structures du secteur de la pêche en Haïti. Dans le cadre d’un recensement de l’Unité de statistique agricole et informatique (USAI) du ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), des chiffres relatifs audit secteur collectés sont rendus publics.. 

Les activités de la pêche revêtent une importance prépondérante pour booster l’économie haïtienne. À travers le pays, près de 65 000 familles vivent des produits tirés du secteur, selon les résultats de la 2e phase du Recensement national de la pêche maritime présentés par l’Unité de statistique agricole et informatique (USAI) du ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR).

Dans ce travail de collecte, il a été recensé près de 592 ports de débarquement. De ce chiffre, le département de l’Ouest arrive en tête avec 131 ports, ce qui représente 22,13 %, en deuxième lieu le Sud avec 107 ports, soit 18,07 %, en 3e position le Nord-Ouest qui compte 97 ports pour 16,39 %.  S’ajoutent à cette phase, la Grand’Anse où l’on dénombre 66 ports, soit 10, 81 %, le Sud-Est 51 ports soit 8,61 %, le Nord 48 ports pour 8,11 %, l’Artibonite et les Nippes totalisent 41 ports pour 6,93 % chacun, le Nord-Est est le dernier du classement avec seulement 12 ports pour un pourcentage de 2,03 de la quantité totale.

Les enquêteurs du recensement révèlent que les zones de plage de sable ont une plus forte présence physique de port, soit 67,57 %, viennent ensuite les zones de plage de galet 31,08 %, les zones de mangrove 11,49 %, les zones de bras de mer 6,25 %, pour les zones de quai, mur artificiel, débarcadère, la représentation physique de ports représente 4,05 %, et enfin les criques et autres protections naturelles 1,69 %.

En matière de financement, seulement 20,10 % du total des ports recensés soit 119 ont eu un financement quelconque selon les chiffres collectés sur le terrain. En effet, les ports du département de l’Ouest ont reçu plus de crédit, il représente 43,51 % du total octroyé, les ports des Nippes en 2e position avec 26, 83 %, le Sud-Est 19,61 %, la Grand-Anse 17,19 %, le Nord-Ouest 12,37 %, le Nord 4,17 % et en dernière position on retrouve les ports du département de l’Artibonite qui ont reçu la plus faible portion de crédit, soit 2,44 %. Par source de financement, les chiffres prouvent que les marchandes de poisons accordent plus de crédit aux pêcheurs, leur part représente 47,90 %, suivent les activités de sabotay / sòl avec 42,86 %, association 30,25 %, ponya 21,01 %, microcrédit 15,97 %, et en dernière position les coopératives de pêche qui octroient seulement 5,88 % de crédit aux pêcheurs des ports de débarquement.

Dans ce même rapport d’enquête, les collecteurs d’informations ont recensé pas moins de 234 ports représentant 39,53 % du total qui ont eu des structures socioprofessionnelles. Par département, on a le Nord-Est qui arrive en tête avec 66,67 %, suivent le Sud-Est 60,78 % (2e), la Grand-Anse 54,69 % (3e), l’Ouest 48,85 %, Sud 42,06 %, l’Artibonite 31, 71 %, les Nippes 29,27 %, le Nord 18,75 % et le Nord-Ouest 17,53 %.

L’on dénombre dans ce même travail, au niveau national, un total de 64 832 pêcheurs recensés : 10 431 dans le Sud, 9 610 dans l’Ouest, 7 670 dans le Nord-Ouest, 6 364 dans le Nord, 5 525 dans l’Artibonite, 3 820 dans les Nippes, 3 296 dans le Sud-Est et 1 763 dans le Nord-Est. Pour les unités d’embarcation, près de 28 056 au total ont été dénombrés, chiffre rendu public par l’USAI. Elles sont reparties ainsi : 6 131 dans la Grand-Anse, 5 562 dans l’Ouest, 4 622 dans le Sud, 3 593 dans les Nippes, 2 867 dans l’Artibonite, 1 885 dans le Nord-Ouest, 1 804 dans le Nord, 1 141 dans le Sud-Est et 451 dans le Nord-Est. Par type, les embarcations en bois fouillé représentent 51, 06 %, canot en bois 36,76 %, corallin 9,6 % et fiber glass 2, 58 %.

Pour ce qui sont des techniques de pêche utilisées, les données du Recensement révèlent que la pêche au filet est pratiquée dans 74,8 % des ports, la pêche à la ligne dans 66 %, la pêche à la nasse 58,6 %, la pêche à la palangre 43,1 %, la pêche en plongée 38, 5 % des ports, la pêche à la «seme »  36, 7 %, et la pêche à la lumière est pratiquée dans seulement 16,7 % des ports. Toujours selon le Recensement, les ports ayant des techniques de conservation de poisons et ceux qui n’en ont pas sont respectivement 220 et 372.

Il importe de souligner au passage que la présentation des résultats de la 2e phase du Recensement national de la pêche maritime a été faite lors de la journée porte ouverte sur les statistiques agricoles autour du thème : « Des statistiques pour la diversité de l’agriculture », organisée par l’Unité de statistique agricole et informatique (USAI) du ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR).

Therno N. A. Senelus
therno125@gmail.com

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